Chirurgie

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L'équipe

Jean-Guillaume GRAND
Spécialiste en Chirurgie Vétérinaire
Diplômé du Collège Européen de Chirurgie Vétérinaire (Dip ECVS)
Diplôme d’Etudes Spécialisées Vétérinaires en Chirurgie des Animaux de Compagnie (DESV)

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Iban IRUBETAGOYENA
Spécialiste en chirurgie des animaux de compagnie
Diplômé du Collège Européen de Chirurgie Vétérinaire (Dip. ECVS)
Diplôme d’Etudes Spécialisées Vétérinaires en Chirurgie des Animaux de Compagnie (DESV)
Titulaire du CES de Traumatologie Ostéo-articulaire et Orthopédie Animale (ENVT)

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Geoffrey PAGES
Docteur Vétérinaire, Service de Chirurgie
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Infrastructure

Plateau technique

Salle de préparation chirurgicale spécifique
2 blocs opératoires dédiés
Hospitalisation
Radiographie numérique
Scanner 16 barettes
Laboratoire d'analyses du liquide synovial
Agrafeuses chirurgicales
Matériel de chirurgie pour l'orthopédie et la traumatologie
Unité d'arthroscopie haute définition
Unité de cœlioscopie haute définition
Rééducation fonctionnelle

Nos domaines d'expertise

Motifs de consultation

Que veut-on dire par « neurochirurgie » ?

Neurochirurgie : discipline chirurgicale spécialisée dans les affections du système nerveux central ou périphérique.

Les affections du système neurologique sont multiples et variées. Concernant le système nerveux central, on retiendra particulièrement notamment la hernie discale et les traumatismes vertébraux (fractures ou luxations vertébrales) ou encore le méningiome, tumeur rencontrée plutôt chez le chat et pour laquelle, une intervention chirurgicale est parfois envisageable.

Concernant le système nerveux périphérique, on retiendra surtout les atteintes des plexus brachial et lombo-sacré, atteintes d’origine néoplasique, inflammatoire ou traumatique (étirement, compression ou encore section des nerfs du plexus brachial ou du sciatique).


Qu’est ce qu’une hernie discale et comment la suspecter ?

La hernie discale correspond à l’extrusion ou la protrusion d’un disque intervertébral dans le canal rachidien, conduisant à une compression médullaire.

Les signes cliniques sont variés :

  • Douleur : votre chien vous paraît douloureux. Dès que vous lui caressez le dos, il gémit ou se soustrait à vos caresses ou bien encore contracte ses muscles lombaires ou cervicaux.
  • Difficultés locomotrices : votre chien marche mais il perd l’équilibre, ses pattes arrière se croisent, vous entendez ses ongles frotter sur le sol, vous le voyez reporter son poids sur les pattes avant…
  • Incapacité de se mouvoir : votre chien ne marche plus du tout ou il se traîne sur les pattes avant...

Ces signes cliniques peuvent être d’apparition aigue ou évoluer sur plusieurs semaines voire sur plusieurs mois.

Si un doute est présent, mieux vaut consulter car, dans le cas des hernies discales, plus on attend, plus le pronostic de récupération ultérieur s’assombrit.


Les différents stades neurologiques

Il existe différents stades d’affection lorsqu’on parle de hernie discale. Cette classification permet de grader la gravité d’atteinte ainsi que d’affiner le pronostic de récupération fonctionnelle ultérieur :

  • Stade I : votre chien a mal au dos ou au cou. On ne note aucun trouble neurologique des quatre membres, ni moteur, ni sensitif. Un traitement médical peut être suffisant pour améliorer son confort de vie et diminuer sa douleur.
  • Stade II : votre chien présente des troubles neurologiques : vous entendez ses ongles frotter sur le sol, ses pattes se croise quand il marche, il perd l’équilibre. Un examen scanner est conseillé afin d’évaluer le degré de compression de la moelle épinière et d’envisager une intervention chirurgicale. Un traitement médical peut suffire si la compression médullaire est peu marquée. Si la compression médullaire est marquée ou en cas de récidive suite au traitement médical, la chirurgie est fortement préconisée.
  • Stade III : votre chien ne se déplace plus, il garde des mouvements volontaires. Un examen scanner est fortement conseillé ainsi qu’une intervention chirurgicale le cas échéant.
  • Stade IV : votre chien est paralysé mais il garde une sensibilité profonde au niveau de ses pattes. Un examen scanner est à réaliser en urgence car la compression de la moelle épinière par la hernie discale suspectée peut entraîner de sévères lésions de la moelle, lésions irréversibles. Une chirurgie, en fonction des résultats du scanner, vous sera probablement proposée afin d’améliorer les chances de récupération de votre chien.
  • Stade V : votre chien est paralysé : il n’a plus ni motricité ni sensibilité. Il s’agit d’une urgence : le scanner et la chirurgie doivent être réalisés dans les heures qui suivent afin d’offrir toutes les chances à votre chien de remarcher un jour.


Quel pronostic pour mon chien ?

Le facteur pronostique essentiel dans les atteintes de la moelle épinière, entre autres les hernies discales, est la présence, ou l’absence de la sensibilité profonde (autrement appelée douleur profonde ou nociception).

Lorsque la nociception est conservée, le pronostic est bon et est compris entre 75 et 100% de récupération. Attention cependant, la récupération ne se ferra pas à la même vitesse si votre chien présente juste un épisode douloureux ou s’il est paralysé. De la même façon, si votre chien est initialement paralysé, une bonne récupération sera définie par une capacité de votre chien à se déplacer seul et une continence urinaire conservée.

Dans les cas d’absence de nociception, le pronostic est moins bon, étant estimé entre 40 et 60% de récupération. Il est primordial d’intervenir rapidement, les chances de récupération diminuant drastiquement après 48 heures.


En quoi consiste la chirurgie ?

L’intervention chirurgicale qui consiste à retirer le matériel discal comprimant la moelle épinière prend différentes dénominations fonction de la localisation de la hernie discale. S’il s’agit d’une hernie discale cervicale, on parlera de corpectomie ventrale. S’il s’agit d’une hernie discale thoraco-lombaire ou lombaire, on parlera d’hémilaminectomie.

Ces termes traduisent le fait de créer une ouverture dans les corps vertébraux adjacents à la hernie discale afin d’avoir accès au canal médullaire et, ainsi, pouvoir retirer le matériel discal.

Une ouverture est pratiquée dans la vertèbre afin d’accéder au canal médullaire et à la moelle épinière. Cette ouverture est réalisée à l’aide d’une turbine à haute vitesse, sous irrigation continue afin de ne pas léser les tissus.


La hernie est ensuite délicatement retirée.

Jusqu’à décompression totale de la moelle épinière.


Pourquoi réaliser un scanner avant ?

L’examen scanner est primordial dans la gestion des hernies discales car il permet de localiser la hernie discale et de préciser le degré de compression de la moelle épinière afin d’évaluer si la chirurgie est nécessaire ou pas.

L’imageur réalise un scanner « normal » qui donne une première idée mais peut parfois être amené à réaliser un myéloscanner. Le myéloscanner est un scanner au cours duquel l’imageur injecte du liquide de contraste dans le canal médullaire afin de marquer le pourtour de la moelle et ainsi définir la compression de la moelle épinière.


La rééducation est-elle obligatoire ? Peut-elle aider mon chien ?

Après la chirurgie, votre chien va mettre plusieurs jours à plusieurs mois pour récupérer une motricité lui permettant d’être autonome. Cette rapidité de récupération dépend de la sévérité de l’atteinte, de la rapidité de mise en place des soins, du caractère et de l’âge de votre chien. On peut être amené à vous proposer de la rééducation fonctionnelle afin d’améliorer sa récupération. Cette rééducation consiste en des massages, de l’électrostimulation et des exercices en bassin. Ces séances de rééducation ne sont pas obligatoire mais permettent d’améliorer vitesse de récupération et confort de votre animal.

Que veut-on dire par « traumatologie du squelette appendiculaire » ?

Traumatologie : étude des traumatismes, ou blessures.

Squelette appendiculaire : squelette des membres (les 4 pattes et la queue), par opposition au squelette « axial » composé du crâne, de la colonne vertébrale et de la cage thoracique.

En médecine vétérinaire, la traumatologie du squelette appendiculaire comprend principalement les fractures. Suivant le choc à l’origine de la fracture, celle-ci peut prendre plusieurs formes et être transverse, oblique, spiroïde, être simple ou complexe avec plusieurs fragments autrement appelés esquilles.

Bien entendu, suivant le type de fracture ainsi que la localisation, la méthode utilisée pour la traiter sera différente.

Comment la suspecter ?

La question peut sembler innocente, mais il arrive parfois qu’une fracture puisse être difficile à diagnostiquer. Cela peut être le cas d’une fracture du bassin.

Cependant, dans le cas d’une fracture d’un membre, votre animal sera dans la plupart des cas incapable de poser la patte. Le terme utilisé est alors une « boiterie avec suppression d’appui ».

Bien entendu, c’est une affection très douloureuse.

Dans le cas d’une fracture complète, la patte de votre animal pourra également prendre une angulation anormale, bien souvent très impressionnante.

Enfin, une blessure peut être apparente, le plus souvent car un about de l’os fracturé a perforé la peau du membre affecté. Ces fractures ouvertes nécessitent une prise en charge précoce pour éviter une infection grave de l’os.

Faut-il nécessairement opérer ?

Dans la plupart des cas, oui. Une fracture créer une instabilité qui sera la plupart du temps trop importante pour permettre une cicatrisation correcte de l’os. Dans les rares cas pour lesquels un traitement médical de la fracture sera possible, un pansement spécial dit pansement de Robert-Jones, avec ou sans atèle, pourra être utilisé.

Il convient au chirurgien que vous rencontrerez avant l’intervention de voir avec vous quelle est l’option la plus adaptée à votre animal.

Quel que soit le cas de figure, il faut bien retenir que la cicatrisation osseuse est longue ! Environ 4 à 6 semaines chez le jeune animal, et entre 8 et 10 semaines chez les adultes.

Quel pronostic ?

Dans la plupart des cas, le pronostic d’une fracture est bon. Après une prise en charge adaptée, l’objectif est de redonner à l’animal le plein usage de son membre.

Bien évidemment, pour que ce but soit atteint sans encombre, la période de convalescence postopératoire est cruciale ! Un repos strict de l’animal sera nécessaire pour que l’os cicatrise rapidement et sans complications.

Dans ces conditions, le pronostic avoisine les 95 à 100% de réussite.

En quoi consiste la chirurgie ?

De très nombreuses techniques chirurgicales sont possibles. Leur choix dépendra bien entendu du type de fracture, de la localisation, mais aussi de l’âge de l’animal ainsi que de son poids. Parfois même, il est nécessaire d’adapter la technique chirurgicale au caractère de l’animal, Pour faciliter la période postopératoire !

Dans la plupart des cas, le matériel chirurgical utilisé ne sera pas visible après la chirurgie, on parle de « fixateurs internes ». Par opposition, on pourra avoir recourt à des « fixateurs externes ».

Dans la catégorie des fixateurs internes, on pourra avoir recours à divers implants, de qualité chirurgicale, et fait de matériaux inertes (acier inox spécial, titane…) et biocompatibles pour ne pas entraîner par la suite de réaction de l’organisme :

  • Clous ou broches, de « simples » tiges métalliques, utilisés seul ou en complément d’un autre implant.
  • Cerclages utilisé en complément d’un autre implant, pour apporter un soutien supplémentaire au montage.
  • Vis utilisées en compression pour rapprocher 2 fragments, ou à travers une plaque pour réaliser un pontage entre 2 fragments.
  • Plaques fixées à l’os par le biais de vis, et pouvant être associées à d’autres implants (broches, cerclage, vis seules, et même une autre plaque).

La rééducation est-elle obligatoire ? Peut-elle aider mon animal ?

Après la chirurgie, votre compagnon va mettre plusieurs jours à plusieurs semaines pour récupérer une démarche optimale. Cette rapidité de récupération dépend de la sévérité de l’atteinte, de la rapidité de mise en place des soins, du caractère et de l’âge de votre animal. On peut être amené à vous proposer de la rééducation fonctionnelle afin d’améliorer sa récupération. Cette rééducation consiste en des massages, de l’électrostimulation et des exercices en bassin. Ces séances de rééducation ne sont pas obligatoires mais permettent d’améliorer vitesse de récupération et confort de votre animal.

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Que veut-on dire par « chirurgie articulaire » ?

La chirurgie articulaire concerne les interventions ayant pour but de traiter une anomalie concernant un ou plusieurs composants d’une articulation : capsule articulaire, cartilage ou encore les ligaments intra ou extra-articulaires.

Quelques exemples peuvent être cités :

  • Un traumatisme pourra déchirer la capsule d’une articulation.
  • L’infection d’une articulation ou « arthrite septique », peut nécessiter un parage agressif.
  • Un défaut du développement normal de la surface du cartilage chez le jeune en croissance, appelée ostéochondrite disséquente (OCD).
  • Une rupture du ligament croisé crânial (LCC), ligament présent dans le genou (ou « grasset »).
  • Une rupture des structures de contention des articulations, ligament collatéral médial ou latéral.

Comment suspecter l’atteinte articulaire ?

Quel que soit le type d’atteinte, la lésion d’une articulation entraîne une douleur modérée à importante chez l’animal. De ce fait, une boiterie sera présente, pouvant même parfois aller jusqu’à une suppression d’appui (l’animal ne pose plus la patte).

Quel pronostic pour mon animal ?

Dans la plupart des cas (déchirure de capsule, OCD, rupture du LCC), le pronostic d’une atteinte articulaire après chirurgie est bon, le but étant de redonner à l’animal le plein usage de son membre, et de limiter le développement d’arthrose par la suite.

Bien évidemment, pour que ce but soit atteint sans encombre, la précocité de la prise en charge et le respect des consignes accompagnant la période de convalescence postopératoire seront cruciaux ! Plus le traitement de l’affection articulaire est précoce et plus le pronostic est bon. De même, suite au traitement de l’atteinte articulaire, un repos strict de l’animal sera nécessaire pour que la cicatrisation se déroule correctement.

Dans ces conditions, le pronostic avoisine les 90 à 95% de réussite.

En quoi consiste la chirurgie ?

Suivant la partie de l’articulation touchée et le membre concerné, chaque chirurgie pourra être spéciale. Prenons quelques exemples :

  • La luxation de la hanche : cette atteinte est systématiquement associée à une déchirure de capsule articulaire de la hanche. Si les conditions sont réunies, une suture de la capsule articulaire associée à un montage permettant un soutien mécanique de l’articulation pourra être réalisable. Grâce à cela, l’articulation pourra conserver sa complète fonction, et à terme votre animal pourra récupérer totalement.
  • La rupture du ligament croisé crânial : Pour traiter cette affection, de très nombreuses techniques sont réalisables. A l’heure actuelle, la technique de choix est la la technique d’ostéotomie de nivellement du plateau tibial, dite TPLO. Pour cette technique, le chirurgien modifie l’architecture du grasset pour lui permettre de ne plus avoir besoin du ligament croisé pour stabiliser le genou à l’appui. Autrement dit, une ostéotomie du tibia, réalisée à la scie oscillante, permet de faire pivoter la partie proximale du tibia également appelée plateau tibial. Cette modification est stabilisée par une plaque d’ostéosynthèse spécialement conçue pour cette chirurgie.

La rééducation est-elle obligatoire ? Peut-elle aider mon animal ?

Après la chirurgie, votre compagnon va mettre plusieurs jours à plusieurs semaines pour récupérer une démarche optimale. Cette rapidité de récupération dépend de la sévérité de l’atteinte, de la rapidité de mise en place des soins, du caractère et de l’âge de votre animal. On peut être amené à vous proposer de la rééducation fonctionnelle afin d’améliorer sa récupération. Cette rééducation consiste en des massages, de l’électrostimulation et des exercices en bassin. Ces séances de rééducation ne sont pas obligatoires mais permettent d’améliorer vitesse de récupération et confort de votre animal.

Que veut-on dire par « chirurgie des voies respiratoires » ?

Les voies respiratoires concernent tous les organes participant à la bonne circulation de l’air, de l’entrée de la gueule ou des narines, jusqu’aux alvéoles pulmonaires. Les organes le plus souvent concernés par la chirurgie respiratoire sont donc les suivants :

  • Narines
  • Cavités nasales
  • Larynx
  • Trachée
  • Poumons

Comment suspecter l’atteinte des voies respiratoires ?

Potentiellement, tout animal ayant du mal à respirer peut avoir une atteinte des voies respiratoires. Cette gêne peut venir des différents étages des voies respiratoires (obstruction nasale, blocage du larynx ou atteinte pulmonaire). Elle est à l’origine de difficultés respiratoires (mouvements respiratoires augmentés, plaintes essouflements), de bruits respiratoires modifiés (ronflement, cornage).

Il ne faut cependant pas oublier que d’autres maladies peuvent entraîner des difficultés respiratoires. Certaines maladies cardiaques peuvent en être la cause. Dans ce cas, une chirurgie des voies respiratoires ne sera d’aucune aide !

Ces chirurgies peuvent être indiquées dans de nombreux cas de figure :

  • Un jeune Bouledogue ayant une malformation des narines, du voile du palais et/ou du larynx que nous appelons syndrome brachycéphale.
  • Un Labrador âgé, présentant une fatigue à l’effort et un bruit spécifique de « cornage » lors de la respiration, lors de paralysie laryngée.
  • Une tumeur ou un corps étranger au niveau des cavités nasales.
  • Un abcès, un corps étranger ou une tumeur dans un lobe pulmonaire.

Quel pronostic pour mon animal ?

Déterminer la cause de la maladie sera très importante pour pouvoir donner un pronostic précis. Ainsi, une chirurgie pour libérer les voies respiratoires d’un Bouledogue ayant des malformations sera de bon pronostic, alors qu’une chirurgie concernant une tumeur des cavités nasales pourra n’être que palliative (redonnant un bon confort de vie transitoire à l’animal, sans pour autant pouvoir le guérir de sa maladie).

Quel que soit le cas de figure, le pronostic concernant le cas précis de votre compagnon vous sera expliqué par le chirurgien, au cours d’une consultation précédent la chirurgie.

En quoi consiste la chirurgie ?

Bien entendu, suivant le type d’affection et sa localisation, la chirurgie réalisée sera spécifique :

  • Le syndrome brachycéphale : Dans cette affection, plusieurs entités peuvent être responsables des troubles : les narines, le palais mou et le larynx. Parfois, toutes ces structures auront besoin d’être modifiées, et parfois seulement certaines en auront besoin. Les narines pourront avoir besoin d’une plastie « n V » permettant d’écarter les parties latérales, ce qui améliorera le flux d’air dans le nez. Le voile du palais aura souvent besoin d’être raccourci et/ou désépaissi. Les ventricules laryngés, des petits sacs présents en arrière du larynx peuvent être retirés s’ils sont éversés et gène le passage de l’air. Pour ce type de chirurgie, un réveil sous haute surveillance s’impose ! Pour cela, votre compagnon sera équipé d’une sonde nasale lui apportant de l’oxygène directement dans le nez. A son retour à la maison, seuls quelques points de sutures sur le nez seront visibles… si sa modification a été nécessaire !
  • La paralysie laryngée : Le larynx, quand il est paralysé, n’est plus capable de s’ouvrir correctement lors de l’inspiration pour permettre à l’air de passer vers la trachée. Dans ce cas, une chirurgie dite de « latéralisation du cartilage aryténoïde » s’impose. Cette chirurgie permet, via la réalisation d’une suture de mise en tension, de tirer un des 2 cartilages aryténoïde latéralement, pour maintenir une certaine ouverture du larynx. Pour cela, le chirurgien réalise une incision sur le cou. Ici aussi, le réveil se fera au calme et sous haute surveillance !


Bien souvent, après une chirurgie des voies respiratoires, un repos strict de votre compagnon sera nécessaire. Il ne devra surtout pas s’exciter car les sutures dans ce type de chirurgie sont fragiles.

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LA THORACOSCOPIE

Chez l’homme, le développement de la chirurgie minimalement invasive a révolutionné la chirurgie au cours des 25 dernières années. Un grand nombre de chirurgies conventionnelles « ouvertes » sont désormais réalisées par une approche minimalement invasive avec des applications dans différentes disciplines. La chirurgie minimalement invasive est en autre utilisée pour des procédures diagnostiques ou interventionnelles au niveau abdominal (coelioscopie) et thoracique (thoracoscopie).

Lors d’une procédure thoracoscopique, le chirurgien accède à la cavité thoracique par des incisions de très petite taille (5-12mm) par lesquelles sont introduits une caméra et des instruments. L’intérieur de la cavité thoracique est ensuite visualisé sur un moniteur à haute résolution.

Avantages de la thoracoscopie

Comparé à une approche conventionnelle « ouverte » (thoracotomie), la thoracoscopie offre plusieurs avantages :

  • réduction du traumatisme tissulaire, de la douleur per/ post opératoire et des dysfonctionnements pulmonaires
  • meilleure visualisation que lors d’une chirurgie « ouverte » (image magnifiée en haute résolution)
  • temps d’hospitalisation plus court et retour plus rapide à une activité normale
  • diminution des risques de déhiscence et infections des plaies opératoires

Indications de la thoracoscopie

Toutes les procédures ne peuvent pas être réalisées sous thoracoscopie mais la liste des indications ne cesse de croître avec les années. Chez le chien et le chat, les procédures suivantes peuvent être réalisées sous thoracoscopie :

  • thoracoscopie exploratrice et biopsies
  • lobectomie pulmonaire (partielle ou totale) pour le traitement de tumeurs pulmonaires ou de lésions d’emphysème bulleux (Photos 1 et 2)
  • péricardectomie (fenêtre péricardique, péricardectomie sub-totale) pour le traitement d’un épanchement péricardique (Photos 3 et 4)
  • ligature du canal thoracique pour la gestion du chylothorax
  • exploration, débridement et lavage de la cavité pleurale lors de pyothorax;
  • thymectomie (thymome non invasif)
  • résection de tumeurs sur l’oreillette droite du coeur
  • retrait de corps étrangers (Photo 5)
  • et traitement des constrictions oesophagiennes liées à une persistance du quatrième arc aortique droit

Complications de la thoracoscopie

Les complications sont identiques à celles rencontrées lors de thoracotomie. Cependant, la morbidité est considérée plus faible par thoracoscopie.

Comme pour toute procédure chirurgicale, des complications peuvent survenir durant une thoracoscopie. Ces complications peuvent être classées en complications per et post opératoires. Une conversion en thoracotomie est possible lors de toute procédure thoracoscopique. Les complications et la nécessité de conversion dépendent du patient, du type de procédure à réaliser (degrés de difficulté de la procédure thoracoscopique) et de l’expérience de l’opérateur.


Photo 1. Lobectomie pulmonaire partielle réalisée à l’aide d’une agrafeuse chirurgicale EndoGIA après un abord thoracoscopique intercostal gauche (Photo: J.G Grand).


Photo 2. Même chien que la photo 1. Dispositif d’extraction du lobe pulmonaire tumoral (Photo: J.G Grand).


Photo 3. Vue thoracoscopique après création d’une « fenêtre » péricardique au moyen d’une électrocoagulation bipolaire. Pince à préhension de Babcock en haut sur l’image et pince à coagulation bipolaire à droite saisissant le péricarde et introduite au moyen d’un trocart en plastique de 10 mm (Photo: J.G Grand).


Photo 4. Même patient que la photo 3 après résection partielle du péricarde. Noter l’absence de saignement sur les bords du péricarde restant et la visualisation de l’artère interventriculaire paraconale gauche en son centre (Photo: J.G Grand).


Photo 5. Migration d’une broche orthopédique (utilisée pour la stabilisation d’une fracture/ luxation vertébrale) en région thoracique et retrait sous thoracoscopie (Photo: J.G Grand).



Auteur : Dr Jean-Guillaume Grand, DESV, DipECVS

Spécialiste en chirurgie

Service de chirurgie, Aquivet

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Votre chien ou votre chat boite ?

Une consultation orthopédique est nécessaire afin de déterminer quel membre est à l’origine de la boiterie et surtout, comprendre sa cause et la gérer.

Les boiteries sont de plusieurs types :

  • Elles peuvent être chroniques ou aigues
  • Elles peuvent être intermittentes ou permanentes
  • Elles peuvent être avec appui ou sans appui

Après un examen dynamique : marche au pas, mise au trot, mise au trot plus rapide, un examen à distance statique permet d’observer les appuis de votre chien.

Un examen rapproché est ensuite réalisé. Les segments osseux, les articulations de votre chien sont d’abord palpés en laissant votre chien debout afin d’identifier une zone de gonflement, une chaleur, une douleur. Votre animal est ensuite placé sur le côté et chacun de ses segments osseux et articulaire est de nouveau examiné.

Enfin, des radiographies, une échographie ou bien un examen scanner vous seront probablement conseillés. Ces examens se font sur place en fonction de vos disponibilités et des disponibilités du service d’Imagerie.

Ces examens complémentaires permettront de conforter les hypothèses diagnostiques du vétérinaire orthopédiste et l’aideront à vous proposer la meilleure prise en charge et le meilleur traitement.

Exemples de causes de boiterie :

  • Rupture du ligament croisé crânial
  • Fracture du bassin, fracture du tibia, fracture du coude…
  • Douleur arthrosique
  • Dysplasie des coudes ou des hanches

Etc…

à savoir

Recommandations du service

Il est conseillé de ne pas nourrir votre animal (à l’exception des très jeunes animaux) dans les 12 heures qui précédent votre venue en consultation de chirurgie spécialisée, au cas où une anesthésie serait nécessaire.

Pensez à vous apporter l’ensemble des documents médicaux de votre animal afin de faciliter sa prise en charge et d'éviter la répétition d'examens déjà réalisés chez votre vétérinaire traitant.

Si votre animal est couvert par une mutuelle santé, veillez à apporter les documents relatifs à la prise en charge des frais vétérinaires le jour de la consultation.

05 56 95 01 01
Parc d'activités Mermoz
19, avenue de la forêt
33320 Eysines

Horaires & rendez-vous

Aquivet vous accueille pour les consultations spécialisées tous les jours :

Du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 14h à 19h

Le samedi de 8h à 12h

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